La ville avance

Le 31 mars 2016, la ville de Pont de l’Arche votait le compte administratif 2015 et le budget de l’année 2016. Angélique Chassy, première adjointe au Maire en charge des finances est longuement revenue sur les résultats de l’exercice et sur les prévisions 2016.

Certes le résultat reste négatif, mais il s’agit avant tout de rappeler le contexte dégradé des finances des collectivités territoriales, auquel la ville de Pont de l’arche ne coupe pas. Des dépenses clairement maitrisées (les charges à caractère général ont baissé de près de 2% en 5 ans), alors que les dotations s’effondrent depuis 5 ans, la ville ayant perdu depuis 2011, 700 000€. Et pourtant les charges obligatoires continuent d’augmenter comme l’impose les réformes (rythmes scolaires) ou les participations obligatoires de la ville comme le SDIS.

Comme l’a indiqué Richard Jacquet, le résultat aurait été très préoccupant si la ville n’avait pas pris les mesures qui s’imposaient depuis 5 ans, en modifiant peu à peu, structurellement le budget de la ville. En 2015, les chiffres parlent d’eux même, grâce à l’action des élus et des services, c’est plus de 460 000€ qui ont été économisés durablement.

Une commune nouvelle pour l’avenir de nos communes

Les collectivités territoriales changent. Leur univers a été bouleversé ces 15 dernières années.

Au début des années 2000, un débat agitait la commune de Pont de l’Arche, c’était celui de l’intercommunalité. Il fallait pour certains, défendre coute que coute la proximité et se rallier à une intercommunalité cantonale. D’autres défendaient une intercommunalité sur un plus vaste territoire, devenu celui de la Communauté d’Agglomération Seine Eure et des 4 cantons. Ce débat paraît tellement loin aujourd’hui et pourtant ce n’est pas si vieux, les acteurs d’hier étant souvent encore les acteurs d’aujourd’hui.

La pertinence du territoire que nous avons construit ne serait remise en cause par personne aujourd’hui, même si toute organisation est perfectible. Les politiques publiques sont plus complètes, souvent plus efficaces, et la mutualisation et la bonne utilisation de l’argent public sont des préoccupations majeures des élus.

 

Il me semble que la révolution « presque silencieuse » qui s’est opérée depuis le début des années 2000, sous l’incitation, l’impulsion et parfois la contrainte du législateur sera tout aussi importante dans les 15 prochaines années. Parce que c’est une demande des citoyens. Plus de collaborations et de mutualisations, moins de doublons et de superpositions, tel est l’enjeu de la collectivité moderne.

 

La réforme est déjà engagée à travers la loi NOTRe et la fusion des régions est en marche. Les départements vivent, selon moi, leurs dernières années. Les communes font déjà l’objet de toutes les attentions du législateur.

 

Avec 36 000 communes, le modèle français ne tient plus. L’Etat a engagé le redressement des comptes publics. Les collectivités, par conséquent les communes,  sont mises à contribution à hauteur de plusieurs milliards d’euros sur 3 ans. Faut-il se faire des illusions sur l’après 2017 ? Il me semble que l’identité de chacun et la proximité, qui est la valeur ajoutée des élus communaux, peuvent être sauvegardées à travers la fusion de communes.

Une nécessaire clarification

Les derniers mois ont permis d’illustrer ce que Questions d’avenir avait dénoncé pendant les élections municipales. Nous n’avions pas manqué de pointer du doigt la constitution, « à la va-vite », d’une liste d’opposition qui, pour partie, avait comme seule ambition de sortir le maire en place. Les élections départementales du mois de mars ont  permis certaines clarifications quoique…

 L’une des 3 élus du groupe d’opposition était en effet candidate à ces élections, sous la bannière du Front National.

Le co-leader de l’opposition annonçait, à qui voulait l’entendre l’an dernier, que sa liste aux Municipales était une liste « sans étiquette d’intérêt général ». Pour autant, peut-on imaginer sérieusement une gestion municipale Front de gauche, UDI et FN ? Il est heureux que les Archépontains ne les aient pas conduits à la gestion municipale, car il ne fait aucun doute aujourd’hui qu’il n’y aurait plus aucune majorité dans cette équipe.

Qui dit vrai qui dit faux ?

 

Dans la presse, chacun a sa version. Selon la tête de liste, il n’aurait jamais été dit que certains appartenaient au FN. Selon l’élue concernée, tout était clair et ils étaient même 5 à avoir annoncé la couleur ! Ce qui est sûr, c’est que les Archépontains n’étaient pas au courant et qu’ils ont été bernés !

 

Dis-moi d’où tu viens, je te dirai qui tu es…

Cet adage célèbre se vérifie souvent… mais pas toujours.

La rentrée 2015 est aussi le signal de la rentrée politique dans la perspective des élections départementales. Les états-majors politiques investissent peu à peu leur candidat.

Le 20 décembre dernier, c’est Louis Aliot,  le vice-président du Front National en personne, qui a fait le déplacement dans l’Eure pour donner les noms des premiers candidats investit par le parti de Marien Le Pen. La surprise vient du binôme qui portera les couleurs du FN dans le nouveau canton de Pont de l’Arche : Maximilien Lombard et Dorris Perreaux.

Ainsi Dorris Perreaux, conseillère municipale d’opposition à Pont de l’Arche portera les couleurs du parti d’extrême droite ! La surprise est entière car beaucoup pensaient qu’elle était adhérente de l’UDI, elle avait d’ailleurs fait la campagne des municipales à Pont de l’Arche, derrière Hervé Lour sous ces couleurs.

En grande opportuniste, Madame Perreaux décide donc rallier les rangs du Front National pour les prochaines élections départementales. Ira t’elle jusqu’à défendre les thèses du parti extrême à Pont de l’Arche, nous le sauront surement bientôt.

Mais avant cela la question se pose de son appartenance au groupe d’opposition conduit par Hervé Lour. Beaucoup d’électeurs de la liste conduite par Messieurs Lour et Jachimiak se sentiront certainement trahis par ce ralliement. Le FN n’est pas un parti comme les autres, tellement les thèses défendues traduisent la haine des autres et stigmatisent la différence. Ce nouveau positionnement devrait la conduire à démissionner de son poste pour être d’une parfaite honnêteté avec les électeurs qui l’ont conduit à siéger au conseil municipal.

Les membres de Questions d’avenir ne manqueront pas une occasion de combattre les idées d’un parti qui choisit d’opposer les hommes les uns contre les autres, plutôt que de leur donner les clés pour vivre ensemble.

http://www.lecourrierdeleure.fr/2014/12/20/les-noms-des-premiers-candidats-du-fn-aux-departementales-dans-leure/

 

On nous avait promis une opposition constructive et intelligente, c’est mal parti !

Mais c’est au bout du compte toujours la même chanson après les élections. La posture des perdants est de rester « beau joueur », mais les mauvaises habitudes reprennent vite, sitôt la défaite digérée, entre démagogie, populisme et désinformation.

Les indemnités des élus sont traditionnellement le premier cheval de bataille de l’opposition. Ce que l’on ne dit pas, c’est que les élus ont depuis longtemps bloqué les augmentations, malgré les possibilités qui leur étaient donné de les augmenter.

De la même façon, le maire et les adjoints ont souhaité baisser leurs indemnités et permettre à d’autres élus de recevoir une délégation et d’être indemnisés, en contre partie du temps passé. Il faut savoir que les élus doivent parfois baisser leur temps de travail pour exercer convenablement leur mandat, à l’exemple du maire qui ne travaille plus qu’à mi-temps depuis 2008. Ils renoncent par conséquent à une partie de revenu de leur activité principale.

Quant aux chiffres avancés sur le montant des indemnités, ils sont tout simplement faux.

Les couleuvres du Président

Les observateurs de la vie publique et politique de l’Agglomération Seine Eure diront que les débats sont plutôt consensuels et les délibérations prises souvent à l’unanimité Pas de quoi en faire les gros titre de la presse locale…

C’est vrai, le Président sourit, s’intéresse, donne de son temps pour le territoire dont il a pris la tête à la suite des élections municipales et intercommunales de mars 2014.

Il ne remet pas en cause les politiques structurantes qui ont permis au territoire d’investir comme le font les 5 présidents de droite des départements de la Normandie, il y adhère même et organise la signature en grande pompe.

Il ne met pas en pièce les politiques enclenchés par ses prédécesseurs et au passage vante les mérite du déploiement du Numérique dans l’Eure grâce à l’outil créé par Jean Louis Destans et Alfred Recours.

Il n’éradique pas la culture (ou pas tout de suite) comme son ami Guy Lefrand, maire d’Evreux mais il assiste avec plaisir aux représentations du festival des petites scènes dont on sait tout ce qu’il pensait du partenariat entre l’Agglo avec la Scène nationale.

Il reçoit tout le monde, écoute mais pas sur qu’il entende, et n’a pas choisi la méthode du nouveau président du Conseil départemental Lecornu qui ne reçoit plus les maires et encore moins quand ils sont de gauche.

Bernard Leroy pourrait presque faire l’unanimité si au bout du compte il ne faisait pas avaler à sa propre majorité des couleuvres de plus en plus grosses.

 

Richard Jacquet présente ses voeux dans une salle comble

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Une cérémonie de vœux est un moment de joie et d’espérance. C’est un moment de joie car il est de tradition de célébrer la nouvelle année et de se retrouver dans la convivialité. C’est un moment d’espérance parce que la nouvelle année nous fait croire en des jours meilleurs, dans la résolution de nos problèmes.

Malgré tout ce soir, je ne ferai pas le discours que j’avais initialement prévu de prononcer devant vous.

Ne croyez pas que je ne suis pas heureux de vous accueillir très nombreux, une fois de plus, bien au contraire, votre présence fait chaud au coeur, mais la joie a laissé place à la peine, et l’espérance à une interrogation profonde sur  l’Etat de notre société.

J’avais imaginais concentrer mon propos sur notre commune. Je ne suis pas insensible à notre environnement mais il me semblait que cela correspondait le plus à votre attente. Mais comment ne pas exprimer ce sentiment difficile à décrire, cette boule au ventre qui ne nous lâche pas, les larmes que nous préférons verser de façon pudique en privé.

J’ai décidé de maintenir cette cérémonie ce soir parce qu’il me semble que nous devons utiliser toutes les circonstances qui nous sont offertes pour « serrer les rangs ». Néanmoins, en accord avec mes collègues élus que je salue, je serai le seul à prendre la parole, en leur nom aussi, dans un format plus court que ce que j’ai l’habitude de faire.

 

2015, on continue ensemble

L’année 2014 a fait vivre à notre association de nombreuses satisfactions.

A travers les rencontres que nous avons souhaité avec la population et les débats importants qui ont émergé pendant la période électorale, les échanges nombreux que nous avons pu avoir ensemble pendant plusieurs mois ont été riches et utiles nous semble t’il. C’est aussi le score (71,92%) que les Archépontaines et les Archépontains ont offert à la liste que nous avons proposée à vos suffrages qui a été pour nous, non pas l’aboutissement mais le début d’une nouvelle histoire que nous écrivons ensemble pour notre ville.

Cette histoire, elle se poursuit en 2015 et la majorité municipale, issue de l’association Questions d’avenir, compte bien poursuivre ses efforts et répondre aux engagements pris l’an dernier devant vous.

La nouvelle année est l’occasion de formuler des vœux de bonheur, de santé et de réussite pour chacun et chacune d’entre vous. Mais l’histoire de Questions d’avenir est aussi une histoire collective que nous nous proposons de poursuivre avec vous. Alors pour cela, souhaitions-nous collectivement de réussir ensemble.

Liaison A28-A13 : Enfin un débat à la communauté d’agglomération !

Projet de liaison A28 - A13

Il aura fallu attendre plusieurs mois pour que le Président Leroy accède à la demande des élus du territoire de mener un débat avec l’ensemble des élus de la nouvelle représentation de la CASE. Il est vrai que la CASE s’était déjà exprimée sur le sujet, mais en 2005, à l’occasion du débat public qui avait conduit à la poursuite des études.
Les élus ont changé, le projet aussi, et notamment son cout passant de 400 millions d’euros à 1 milliards, il semblait pertinent de se positionner à nouveau. Dont acte, le débat a eu lieu devant une assemblée nombreuse le 10 juillet
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Derniers Commentaires

  • Un soleil généreux inaugure la nouvelle place Aristide Briand

    Demercastel 19.05.2014 16:56
    Cela donne vraiment envie de (re)venir à Pont de l'Arche :lol:

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  • Questions d'avenir présente son équipe

    Alain Demercastel 16.04.2014 13:09
    Une équipe chic pour une action de choc !

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  • Après l’école, c’est au tour de la mairie !

    Archépontain 15.03.2014 13:08
    Bonjour, pour information, je n'ai jamais eu votre programme version papier; étant un internaute ...

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